à propos des Pleurs du Bébé

Publié le par Association Naitre et Grandir

7 CHOSES QUE LES PARENTS

DOIVENT SAVOIR A PROPOS

DES PLEURS DU BEBE

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Dr. Sears.

Version originale:

http://www.askdrsears.com/html/5/t051200.asp#T051204


1- les pleurs du bébé - le signal parfait.

Les scientifiques ont depuis longtemps émis l'appréciation que le son des pleurs du bébé a les trois caractéristiques du signal parfait.
En premier, un signal parfait est automatique. Un nouveau-né crie par réflexe. Le nourrisson ressent un besoin qui va déclencher une inspiration d'air soudaine suivie d'une forte expulsion de cet air au travers des cordes vocales qui à leur tour vibrent pour produire le son que nous appelons "pleurs". Durant les premiers temps, le petit nourrisson ne pense pas "quelle sorte de son va mener à ce que l'on me nourrisse?", il crie juste de manière automatique. De plus, ces pleurs sont facilement générées. Une fois que ses poumons sont remplis d'air, le nourrisson peut initier les pleurs avec très peu d'efforts.
Deuxièmement, les pleurs sont adéquatement dérangeants: suffisamment stridents pour obtenir l'attention de celui ou celle qui s'en occupe, mais pas au point de lui faire vouloir échapper au son entièrement.
Troisièmement, les pleurs peuvent se modifier au fur et à mesure que l'émetteur et le receveur apprennent à rendre le signal plus précis.
Le signal émis par chaque bébé est unique. Les pleurs d'un bébé sont le langage du bébé, et chaque bébé pleure (crie) différemment. Les chercheurs qui s'intéressent à la voix, appellent ces sons uniques les empreintes de pleurs, aussi uniques pour un bébé que ses empreintes digitales.

 

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2. Répondre aux pleurs d'un bébé est biologiquement correct.

La mère est biologiquement programmée pour donner une réponse maternante aux pleurs du nouveau-né, et pas pour se restreindre. Des changements biologiques fascinants ont lieu dans le corps de la mère en réponse aux cris de son enfant. Lorsqu'elle entend son bébé pleurer, la circulation sanguine augmente dans les seins de la mère, s'accompagnant d'une impulsion biologique de "prendre dans ses bras et nourrir". L'allaitement au sein lui-même cause une décharge de prolactine, une hormone que nous supposons être la base biologique de ce que l'on appelle "l'intuition maternelle". L'ocytocine, l'hormone qui déclenche le reflex d'éjection du lait, provoque aussi des sentiments de relaxation et de plaisir, une manière plaisante de compenser la tension provoquée par les pleurs du bébé. Ces sentiments vous aident à aimer votre bébé. Mamans, écoutez les indices biologiques de votre corps quand votre bébé pleure plutôt que les donneurs de leçons qui vous disent de faire la sourde oreille. C'est facile pour eux de vous donner de tels conseils, ils ne sont pas biologiquement connectés à votre bébé. Rien ne se passe au niveau de leurs hormones lorsque votre bébé crie.

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3. Ignorer ou répondre au signal des pleurs?

Une fois que vous savez apprécier la valeur du signal des pleurs de votre bébé, ce qui importe c'est de savoir ce que vous en faites. Vous avez deux options de base: ignorer ou répondre. Ignorer les pleurs de votre bébé est en général une situation perdant-perdant. Le bébé complaisant abandonne et cesse de signaler, se renferme, et finalement se dit que pleurer ne vaut pas le coup, et conclue que c'est lui qui ne vaut pas le coup. Le bébé perd la motivation de communiquer avec ses parents, et les parents manquent une opportunité d'apprendre à connaître leur bébé. Tout le monde perd. Un bébé avec une personnalité plus persistante -la plupart des bébés aux besoins intenses- n'abandonne pas si facilement. A la place, il crie de plus en plus fort et c'est l'escalade dans l'intensité de son signal, le rendant de plus en plus dérangeant. Vous pourriez ignorer ce signal persistent de plusieurs manières. Vous pourriez attendre qu'il ait fini de pleurer, puis le prendre afin qu'il ne pense pas que ce sont ses pleurs qui ont attiré votre attention. C'est en fait une sorte de lutte pour le pouvoir. Vous apprendriez au bébé que vous contrôlez les choses, mais aussi qu'il n'a pas capacité à communiquer. Cela ferme la communication parent-enfant, et sur le long terme, tout le monde perd.
Vous pourriez aussi vous désensibiliser complètement, jusqu'à ce que vous ne soyez plus du tout "dérangé" par les pleurs, et ainsi apprendre au bébé que l'on ne s'occupe de lui que si c'est "le bon moment". C'est une autre situation perdant-perdant. Le bébé n'obtient pas ce dont il a besoin, et les parents se retrouvent dans un état d'esprit qui ne leur permet pas de profiter de la personnalité unique de leur bébé.
Vous pourriez aussi prendre votre bébé pour le calmer et le reposer ensuite parce que "ce n'est pas encore le bon moment pour le nourrir". Après tout il doit apprendre à être heureux "indépendamment". Perdant-perdant encore une fois, il va se remettre à pleurer et vous vous sentirez en colère. Il va apprendre que ses tentatives de communication, bien qu'entendues, n'obtiennent pas la réponse adéquate, ce qui peut le mener à ne plus se faire confiance: "Peut-être qu'ils ont raison. Peut-être que je n'ai pas vraiment faim".

 

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4. Soyez maternante.

L'autre option est de répondre promptement et de manière maternante. C'est gagnant-gagnant pour le bébé et pour la mère qui s'appliquent a mettre au point un système de communication qui les aide tous les deux. La mère répond promptement et sensiblement, de telle sorte que le bébé sera moins désespéré la prochaine fois qu'il a besoin de quelque chose. Le bébé apprend à "crier mieux", d'un manière moins dérangeante puisqu'il sait que sa mère va venir. Les mères structurent l'environnement du bébé de sorte à ce qu'il ait moins besoin de pleurer; elle le garde proche d'elle si elle sait qu'il est fatigué et prêt à dormir. La mère augmente aussi sa sensibilité aux pleurs, et ainsi leurs donne la réponse adéquate. Une réponse rapide lorsque le bébé est jeune et est facilement déstabilisé ou lorsque le cri rend clairement compte qu'il y a danger; une réponse plus lente lorsque le bébé est plus vieux et commence à apprendre à régler certains désagréments de son chef.
Répondre de manière appropriée aux pleurs de votre bébé est le premier et le plus difficile défi de communication auquel vous allez faire face en tant que mère. Vous ne maîtriserez ce système qu'après la répétition des milliers d'appels-réponses des premiers mois. Si initialement, vous considérez les pleurs du bébé comme un signal auquel on doit répondre et qui doit être évalué plutôt que comme une habitude malheureuse à perdre, vous vous ouvrez la possibilité de devenir experte sur tout ce qui concerne votre bébé. Chaque signalétique mère-bébé est unique. Voilà pourquoi il est tellement de courte-vue de la part des "entraîneurs de pleurs" de prescrire une formule toute faite du genre "laissez-le pleurer 5 minutes la première nuit, 10 minutes la seconde" et ainsi de suite.

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5. Ce n'est pas de votre faute si bébé pleure.

Parents, haut les cœurs ! Si vous réagissez bien à votre bébé et que vous essayez de lui faire se sentir en sécurité dans ce nouveau monde, vous ne devez pas penser que c'est de votre faute si votre bébé pleure beaucoup. De même que ce n'est pas vous qui décidez que votre bébé arrête de pleurer. Bien sûr, restez ouverts pour apprendre de nouvelles manières d'aider votre bébé (comme changer de régime alimentaire si besoin, une nouvelle manière de porter votre bébé) et avertissez votre médecin si vous suspectez une cause physique derrière les pleurs. Mais il y aura des moments, lorsque vous ne savez pas pourquoi votre bébé pleure, vous vous demanderez si le bébé lui-même le sait. Il y a des fois où le bébé peut simplement avoir envie de pleurer, ne vous sentez pas désespéré si aucun de vos remèdes habituels ne marche.
C'est un fait dans la vie de nouveaux parents: bien que les bébés pleurent pour exprimer un besoin, leur manière de pleurer dépend aussi de leur propre tempérament. Ne prenez pas les pleurs de votre bébé contre vous. Votre boulot est de créer un environnement positif qui fera décroître le besoin de pleurer du bébé, d'offrir des bras aimants et relaxés pour que le bébé ne pleure pas tout seul, et de poussez comme vous le pouvez le travail de détective qui consiste à chercher pourquoi votre bébé pleure et de quelle manière vous pouvez l'aider. Le reste, c'est le bébé qui décide.
"Lorsque je me sentais déstabilisée dans mon maternage, je demandais à une mère calme et raisonnée, impartiale, d'observer comment je me comportais avec mon bébé, un jour typique, chez moi. Bien que je sache que je suis l'expert en ce qui concerne mon propre bébé, parfois c'est difficile d'être objective, et la voix de l'expérience peut apporter de l'aide."

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6. Ce que la recherche nous apprend.

Les chercheures Sylvia Bell et Mary Ainsworth ont mené des études dans les années 1970 qui auraient du mettre a l'index et pour de bon les théories sur les enfants gâtés. (Il est intéressant que jusqu'à ce moment-là, les auteurs qui se sont intéressé au développement de l'enfant et qui prêchaient le "laissez-les pleurer" étaient presque tous des hommes. Il a fallu que des femmes chercheures commencent à rectifier le tir.) Ces chercheures ont étudié deux groupes de couples mère-nourrisson. Le groupe 1 était constitué de mères donnant des réponses promptes et maternantes aux pleurs de leur enfant. Le groupe 2 était constitué de mères plus restreintes dans leur réponse. Elles ont trouvé que les enfants du groupe 1 auxquels les mères avaient répondu tôt et de manière plus maternante étaient moins portés à utiliser les pleurs comme moyen de communication lorsqu'ils avaient un an. Ces enfants semblaient plus sûrement attachés à leur mère et avaient développé de meilleurs talents de communication, devenant moins pleurnichards et manipulateurs.
Jusqu'à cette époque, on avait fait croire aux parents que s'ils prenaient leur bébé dans les bras chaque fois qu'il pleurait, il n'apprendrait jamais à se calmer et deviendrait encore plus exigeant.
D'autres études ont été menées pour définitivement abattre les théories sur les enfants gâtés, montrant que les bébés dont les pleurs ne recevaient pas de réponse prompte se mettaient à pleurer plus, plus longtemps, et d'une manière plus dérangeante. Dans une étude qui comparait deux groupes de bébés en pleurs, dans l'un des groupes, les nourrissons recevaient une réponse immédiate et maternante, tandis que dans l'autre groupe, on laissait les enfants pleurer. Les bébés dont les pleurs recevaient une attention sensible pleuraient moins par 70%. Les bébés qu'on laissait pleurer par contre, ne réduisaient pas leurs pleurs. Essentiellement, la recherche a montré que les bébés dont les pleurs étaient entendus et auxquels on répondait, apprenaient à "pleurer mieux", les bébés qui étaient le produit d'un style de maternage plus restreint apprenaient à "pleurer plus fort". Il est intéressant de noter que ces études ont montré des différences non seulement dans la manière de communiquer des bébés avec leurs parents en fonction des réponses qu'ils obtenaient à leurs cris, mais aussi des différences au niveau des mères.
Les études ont montré que les mères qui donnaient une réponse plus restreinte et moins maternante, devenaient graduellement insensibles aux pleurs de leur bébé, et cette insensibilité se propageait à d'autres aspects de leur relation parent-enfant. La recherche a montré que laisser un bébé pleurer gâte toute la famille.

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7. Pleurer n'est pas "bon pour les poumons du bébé".

Un des exemples les plus ridicules du folklore médical est le dicton "laissez le pleurer, c'est bon pour ses poumons". A la fin des années 70, la recherche a montré que les bébés qu'on laissait pleurer avaient des rythmes cardiaques qui atteignaient des niveaux inquiétants et baissaient le taux d'oxygène dans leur sang. Quand les pleurs de ces bébés étaient calmés, leur système cardiovasculaire retournait rapidement à la normale, montrant à quel point les bébés reconnaissaient rapidement l'état de bien-être au niveau physiologique. Si les pleurs du bébé ne sont pas calmés, il est dans une détresse aussi bien physiologique que psychologique. La croyance erronée comme quoi pleurer est sain, survit encore aujourd'hui dans les échelles du score d'Apgar, une sorte de test que les médecins utilisent pour évaluer rapidement l'état d'un nouveau né les premières minutes après sa naissance. Les bébés obtiennent deux points supplémentaires pour "cris vigoureux". Je me souviens avoir réfléchi sur ce concept au milieu des années 70 alors que j'étais directeur d'une pouponnière dans un hôpital universitaire, avant même de devenir le père d'un bébé aux besoins intenses, ce qui m'a rendu un ferme opposant du "laissez-les pleurer". Il me semblait que de donner des points pour des cris était insensé physiologiquement. Le nouveau-né dans un état de veille calme, respirant normalement, et en fait plus rose que l'enfant qui pleure, perdait des points au score d'Apgar. Ca me surprend toujours que le plus intriguant des sons humains, les pleurs du bébé, soit encore aussi incompris.

  

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Présentation de l'association

Publié le par Association Naitre et Grandir

Présentation de l'association

" l'association rassemble des parents en recherche

d'une relation bienveillante avec leur(s) enfant(s) "

 

 

Naître et Grandir

Maison Solidaire

Espace Jean Jaurès

10 rue Charles Morel   48 000 Mende

 

naitre_et_grandir@yahoo.fr

06 44 27 52 67

..............................................................................................

 "Écoute Allaitement"

 06. 83. 97. 58. 39.

.......................................

 

Comment l’association est-elle née ?

L’association Naitre et Grandir est née d’un petit groupe de mamans, désireuses de créer un espace de parole, d’information et de soutien aux parents et futurs parents autour de la naissance et de la petite enfance.

Ces mamans ont chacune vécu des expériences différentes, et elles constatent que le partage et le soutien entre parents est une aide précieuse dans les moments intenses et parfois difficiles de cette période de la vie. L’accès à certaines informations et certaines techniques s’avère parfois compliqué. Aussi, l’association tente de collecter et centraliser afin de diffuser ces informations dans les meilleures conditions.
La déclaration de création de l’association a été enregistrée en Préfecture le 20 mars 2007, son inscription au Journal Offciel le 14 Avril de cette même année.

 

Quelle est la démarche de l’association ?

L’objectif premier de l’association est de promouvoir le lien parent-enfant

Elle a pour but de soutenir et d’accompagner les parents pendant la période périnatale et les premières années de l’enfant.

Elle offre aux parents un espace d’écoute, de réflexion, d’information, d’activités et de soutien pour tous ceux qui sont concernés par l’arrivée d’un enfant et par la parentalité.
L’association favorise le lien parent-enfant, en encourageant les parents à se sentir responsables et acteurs de leur parentalité.



Un engagement citoyen.

 L’association Naître et Grandir entend inscrire son action dans une démarche de long terme, convaincue que les individus qui formeront la société de demain construisent leurs bases et leurs repères dès la période périnatale.

Face à l’évolution de nos sociétés, aux enjeux humains, sociétaux, économiques, et environnementaux, il est encore plus que jamais essentiel aux parents de se sentir pleinement responsables et acteurs de leur “parentalité” pour l’éducation et la construction de leurs enfants.

Présentation de l'association

Membres du Conseil d'Administration et du Bureau au 5 février 2015

 

Membres BUREAU :

Béatrice Présidente, Co-responsable du thème Grossesse/Naissance

Co-responsable Antenne de Mende.

Céline 1, Trésorière, Co-responsable du thème Grossesse/Naissance.

Co-responsable antenne de Marvejols,

Lauryane , Vice-trésorière, Co-responsable du thème Petite-enfance et Parentalité

Coralie , Secrétaire, Co-responsable du thème Petit-enfance et Parentalité,

Anne-Sophie  Vice-secrétaire

Co-responsable thème Petite-enfance et Parentalité

Co-responsable thème Santé au naturel

Co-responsable Antenne de Marvejols,

Muriel Vice-secrétaire, Co-responsable Antenne de Marvejols

 

Membres CA :

Stéphanie  Responsable bibliothèque

Laurence , Co-responsable thème Allaitement

Céline 2,

Corinna , Responsable édition du programme mensuel

Cécile , Co-responsable du thème Allaitement maternel, Webmastrices et graphistes

Stéphanie, Co-responsable Thème Petite-enfance et Parentalité

Co-responsable Thème Grossesse-Naissance

Géraldine , Co-responsable Antenne de Marvejols, Co-responsable du thème Allaitement

Elodie  Co-responsable du thème Portage

 

PAR THEME :

Grossesse-Naissance :

Céline 1, Béatrice, et Stéphanie

Allaitement :

Muriel, Laurence et Géraldine

Portage : Elodie

Petite-enfance et Parentalité :

Coralie, Stéphanie S , Lauryane, Elodie, et Anne-Sophie

Santé au naturel, bien-être en famille Anne-Sophie

Bibliothèque :

Stéphanie B

Salariée

Julie

Présentation de l'association

La Charte de «Naître et Grandir»

Association de parents de Lozère, loi 1901

 

Considérant que l’éducation de nos enfants et l’accompagnement des parents dans leur parentalité constituent les fondements essentiels pour le bien être futur des individus et l’avenir de notre société, l’association Naître et Grandir a pour but de favoriser le lien parents-enfants et la relation respectueuse au sein de la famille à court, moyen et long terme.

Dans cet esprit et dans ce but,

 

L’association Naître et Grandir considère que :

 la personnalité, le développement et les besoins de chaque enfant doivent être respectés.

 les parents sont responsables et acteurs de leur parentalité .

 les parents ont le droit de faire les choix qui leur correspondent .

 l'échange entre pairs est à encourager.

 l’accès à l'information est un droit fondamental qui doit être facilité .

 

L’association Naître et Grandir s’attache à :

 proposer un espace de rencontres entre parents où prévaut l'échange d'expérience dans une ambiance conviviale.

 offrir aux parents des temps de parole libre grâce à une écoute bienveillante et une attitude de non-jugement.

 soutenir et accompagner chaque personne dans son cheminement individuel et dans ses choix de parent.

 centraliser et diffuser des informations diverses et actualisées sur les thèmes de la périnatalité, de la petite enfance et de la parentalité.

 encourager activités, temps et espaces pour les parents avec leurs enfants .

 travailler en réseau avec les autres structures et organismes du département .

 orienter toute personne vers les services compétents face à une détresse particulière (morale, matérielle, sociale ou de santé).

 

L’association Naître et Grandir s’engage à :

 respecter le principe d’anonymat, ne pas divulguer toute confidence ou propos personnels exprimés dans le cadre des rencontres de l’association et demande aux parents accueillis d'appliquer ce principe également.

 travailler sans aucune idéologie politique, religieuse, et ne faire aucune discrimination d’origine ethnique ou sociale .

 travailler dans le respect des lois de la République .

 ne mettre quiconque en danger sanitaire, moral ou social.

 évoluer dans la transparence avec les adhérents et les acteurs locaux.

 

L’association Naître et Grandir s’organise en :

 un bureau dont le rôle est de veiller au bon fonctionnement de l’association et pérenniser ses actions dans une politique de long terme.

 un Conseil d’Administration composé des responsables de thème chargés des activités de l’association.

 

 les thèmes traités sont les suivants :

✿ Grossesse & Naissance.

✿ Allaitement.

✿ Portage.

✿ Petite enfance & Parentalité.

✿ Santé au naturel.

 

Validé par décision du CA le 4 novembre 2011

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Bisphénol A Recommandations aux femmes enceintes et aux parents de jeunes enfants

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Il y a aussi ce site : Le B.A.-BA du Bisphenol A

 

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A propos du Père Noël...

Publié le par Association Naitre et Grandir

A propos des mensonges des parents

 

"...c'est trop dur de remettre en question une "vérité" énoncée par les parents.

Je ne sais pas si je l'ai déjà raconté ici mais il y a quelques temps, mes
enfants et une copine de mon aînée allons ensemble voir Harry Potter.

En attendant le début du film, les deux grandes échangent à propos du mac do, Agathe affirmant à son ami que nous n'y allons plus jamais, depuis si
longtemps d'ailleurs qu'on se demande si on a connu ça un jour !

et la copine (15 ans) de répondre aussitôt :

"Et en plus, tu sais comment ils font leurs steacks hachés ?"

Nous attendions suspendues à ses lèvres ...

"Eh bien, ils prennent la vache, la vide de son sang, et ils mettent à la place
du sang de vers de terre..." Agathe en souriant a immédiatement répliqué

"tu ne penses pas qu'il t'a dit ça pour que tu ne manges plus de hamburger". Son amie était plutôt sceptique.

Ce que disent les parents c'est parole d'évangile, alors n'en profitons pas pour leur dire n'importe quoi, les enfants nous croient. ET c'est très dur de revenir en arrière, même intellectuellement, il restera un malaise à propos de ces mensonges dont on pourrait facilement déduire avec notre intelligence qu'ils ne sont pas la réalité.

Quand j'étais enfant on m'avait raconté que si j'avalais des pépins, un arbre
pousserait dans mon ventre, je vous assure que j'avais peur, vraiment, estce
bien respectueux d'utiliser le mensonge pour aboutir à un résultat pareil !
Je lisais l'oeuvre de Zola à 10 ans , mais je croyais quand même qu'un arbre
pousserait si j'avalais les noyaux, mes parents me l'avaient dit... Alors ... ET vous on vous en a raconté beaucoup des trucs de ce genre ? Pour moi, le père Noel c'est un peu la même chose. ET les contes aussi, en tout cas les contes d'andersen par exemple qui étaient à l'origine fait pour les adultes... Je crois que ces lectures aussi m'ont fait faire bien des cauchemars » !

Catherine Dumonteil Kremer

 

Croire ou pas au père noel, une opinion ?

 

"... pour moi le fait de croire ou pas au père noel n'a rien à voir avec une opinion, il n'existe pas... Si quelqu'un croit en son existence ici je comprendrais qu'il la transmette à son enfant, mais là c'est très différent, nous sommes un groupe d'adultes qui ne croyons pas plus au père noel depuis longtemps, nous savons qu'il est une fable, et nous faisons ou pas passer ce message à nos enfants.

Quand ma dernière fille Claire doutait de son existence parce que son institutrice lui disait que le père noel existait bien, j'insistais dans l'autre sens, parce que ce n'est pas une opinion que je donnais, c'était une vérité tangible. Quand je parle à mon enfant de la vie après la mort ou de l'absence de vie après la mort, pour moi je formule une opinion, une croyance. Mais sur le père noel ça n'en est plus une.

La société est entièrement organisée à cette période pour berner les enfants, et c'est une insulte à la confiance aveugle qu'ils vouent à leurs parents. Je vois ça dans leurs yeux émerveillés quand ils voient ce fameux père noel dans les magasins : est-ce normal de réveiller artificiellement un état pareil ?

Nos enfants peuvent être émerveillé par un champ de coquelicot, ou un papillon, par des éléments vrais de leur quotidien !

C'est peut-être un peu excessif ce que je raconte, mais en tout cas mes trois filles adorent noel et n'ont jamais entendu parler de père noel (si ce n'est au travers de sa légende), le simple fait d'être ensemble et de faire attention les uns aux autres, de chercher des cadeaux que chacun aime suffit à faire de cette fête quelque chose de sympa. Et puis il y a les décorations, les lumières... C'est un très joli rituel d'hiver."

Catherine Dumonteil Kremer

 

 

Croire ou pas au père noël, une opinion ?

Mentir aux enfants

 

"Je te rejoins bien là dessus Blandine, et je me rends compte que l'oppression  des enfants est invisible quand il s'agit de leur mentir. C'est une des choses qui me faisait beaucoup souffrir l'incohérence ou les mensonges de mes parents. En tant qu'enfant je crois que l'on s'attend à recevoir beaucoup de bon de la vie, de vraies relations avec des adultes qui n'ont pas peur de la vérité.
Je me rappelle avoir fait un stage de chant familial avec des animateurs qui travaillaient eux avec des tout petits. Ils avaient basé toute une semaine de leur vacances sur un conte, et le dernier jour, dans la forêt, ils avaient déposé des indices qui permettraient aux enfants de croire en l'existence des
personnages du conte.

Ils riaient beaucoup en parlant du fait que cela avait très bien marché, les enfants croyaient en ce qu'ils voyaient, en même temps de l'interrogation et de l'émerveillement qui plannaient dans leur regard, bien franchement si la fée de cendrillon pénétrait ma maison, maintenant c'est ce que j'éprouverai, de
la surprise, est-ce vrai ? Et de l'émerveillement, ça correspond à toute ma culture d'enfant walt disneyisée.

En écoutant les animateurs, au fond de moi il y avait quelque chose de très fort qui se manifestait, j'avais envie de leur dire à quel point les enfants ont besoin d'authenticité, à quel point ils ne sont pas "mignons" mais juste des humains qui se nourrissent de respect, pourquoi leur faire cela ?

Je sais bien que cela va à l'encontre de ce que la plupart d'entre vous ressentent et pensent, et je suis désolée car j'aimerais que vous vous sentiez à l'aise sur la liste. Cela fait des années que nous partageons avec certains d'entre vous et nous avons avancé dans notre réflexion, j'a parfois le sentiment qu'avec les thérapies, les partages, et les contacts quotidiens avec nos enfants, nos yeux s'ouvrent, et peut-être que nous allons trop loin ! "

Catherine Dumonteil Kremer

 

Noël et le Père Noël

 

J'ai vécu des noel où nous croulions sous les cadeaux mon frère et moi. Il n'est pas de désirs que nous ayons émis qui n'aient pas été satisfait à noel, nous étions hyperexcités, nous attendions cette fin d'année avec beaucoup d'impatience, et puis... Une fois le jour de noel passé, il ne restait pas grand chose de tout ce que nous avions vécu. Une grosse décharge d'adrénaline qui laisse un peu de vide derrière elle, bien sûr enfant je n'en avais pas conscience, mais je peux aujourd'hui comparer cela avec ce qui se passe au moment où on s'apprête à acheter un objet qui nous fait envie, il y a la période de désir, la période de satisfaction du désir, et le moment de vide derrière. Car finalement ce n'est pas ce qui est matériel qui nous comble, nous nourrit.

Cela nous le savons presque tous je crois, c'est presque une évidence.

Je suis devenue adulte, et j'ai eu une immense nostalgie de Noel, ça a commencé par le fait de vouloir reproduire chez moi ce que mes parents faisaient, même si je n'avais pas d'enfant mon arbre était grandiose.

Cette nostalgie me pesait dans le fond. J'ai eu mon premier enfant, je ne parle pas de père noel parce que chez nous c'est une question qui ne s'est jamais posée.

Pour moi c'est un peu une atteinte à la dignité d'une enfant quel que soit son âge de raconter qu'il existe. Je ME suis offert des tas de cadeaux pour son premier noel, il y en avait tant que j'ai eu un sentiment de culpabilité et j'en ai donné quelques uns à une association charitative.

J'utilise sciemment cette formulation, car offrir des cadeaux à un bébé c'est d'abord se faire plaisir à soi. Il ne demande rien et nous projetons sur lui nos désirs. Je ne veux pas jouer les troubles fêtes, mais c'est intéressant aussi d'être clair sur la question.

Qui offre à qui et pourquoi ?

Je crois avoir écrit des articles sur mon blog sur ce thème-là.
A deux ou trois ans un enfant a des désirs et demande des jouets, ou des jeux, et à ce moment-là on se pose des questions, que fait-on ?

Je passe du coq à l'âne mais enfant je trouvais le temps long avec tous ces adultes qui prennent leurs désirs pour des réalités, qui voudraient que l'on se satisfasse d'un monde factice. Enfant j'attendais une chose : être adulte.
C'est ce qui m'attirait le plus, prendre le contrôle de ma vie enfin !

Enfin cesser d'être sage pour convenir, être moi même, ne plus craindre les représailles éventuelles d'un comportement inadapté pour mes parents, ne plus aller à l'école, c'est long une vie d'enfant, et dans tout cela il y a noel qui nous distrait un peu, mais qui n'apportera jamais la magie que la réalité peut nous faire vivre (en ce moment il neige énormément chez nous, et c'est extraordinaire) le plaisir de prendre des décisions pour soi, on oublie quelquefois pour la vie ce que ce plaisir peut être, on prend l'habitude de ne plus décider, de se faire prendre en charge !

Aujourd'hui noel pour nous c'est une réunion familiale, et j'adore la vivre, j'aime revoir mes parents à cette occasion, on se fait des cadeaux et ce sont des marques d'attention délicates, et réfléchies. Je fais des cadeaux à mes enfants toute l'année, on joue ensemble, on parle, on danse, on rit, et du coup ce moment de fin d'année est loin de constituer la seule période où mes enfants reçoivent de l'attention.

Voilà en vrac ce que je voulais dire, et pour moi tout est occasion de travail sur soi, y compris ces fêtes de fin d'année. Quel est l'objectif ? Le sens ? le père Noel est une tradition, un mythe rien d'autre, tout comme le lapin de paques, la petite souris, on peut jouer avec ces traditions, mais dire qu'elles sont réelles aux enfants, j'ai l'impression que c'est une toute autre démarche.
Bonne soirée à tous"

Catherine Dumonteil Kremer

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Réduction des déchets

Publié le par Association Naitre et Grandir

 

Quelques chiffres


France


 * 1.6 tonnes de déchets par an par personne


* 96 millions de tonnes de déchets ménagés par an


* Un enfant : 3600 couches (sur 2, 5 ans)


* Production annuelle en France : 
2.7 Milliard de couches

soit 351 000 de tonnes de déchets coût de traitement de 21 millions d’euros.


* Les couches représentent 40 % des déchets ménagés d ’une famille ayant un enfant entre 0 et 2 ans


* A titre d’exemple, l’utilisation des couches lavables, de la naissance à l’apprentissage de la propreté permet de faire une belle réduction des déchets. Par rapport à un enfant qui porte des couches jetables, cela représente 900 kg de déchets en moins!


feuil1(science & avenir mars 2010.)


Un mot sur la composition des couches jetables

(parentsnature.be)


La plupart des marques proposant des couches “écologiques”, remplacent la couche extérieure imperméable par un film constitué d’amidon de maïs généralement garanti sans OGM,

Malheureusement, ces marques ne proposent pas encore d’alternatives au gel absorbant:   le polyacrylate de sodium (SAP) a été utilisé dans les tampons hygiéniques féminins puis retirés de ceux-ci car ils sont associés au Syndrome du Choc Toxique; ce gel donne l’apparence d’un bébé ayant toujours les fesses au sec, ce qui retarde le changement de couches et prolonge le temps de contact entre la peau et la dégradation de l’urine en amoniaque…et favorise les irritations.

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Pourquoi la couche jetable biodégradable

ne peut être considérée actuellement comme écologique?


Le simple fait de mélanger une couche jetable bio aux autres déchets rend inutile sa biodégradabilité. Pour que cela soit efficace il faudrait que toutes ces couches soient systématiquement séparées des autres déchets pour rejoindre une filière de retraitement spécifique.

Depuis quelques années, des couches jetables biodégradables se vendent sur le marché français. Si leur taux de biodégradabilité varie selon les marques, une fois usagées elles intègrent la même filière de traitement des déchets que les couches jetables ordinaires (incinération ou enfouissement).
Pourquoi ? Parce que les collectivités proposant la collecte sélective des déchets organiques sont très peu nombreuses dans l’Hexagone.  Les couches jetables bios, même si elles étaient 100 % biodégradables, ne font aujourd’hui pas partie des déchets collectés séparément en vue d’un traitement par compostage ou methanisation. Le compostage individuel des couches, quant à lui, sera marginal compte tenu de la quantité quotidienne de déchets qu’elles représentent par foyer. Les textiles sanitaires (couches, lingettes, mouchoirs papier…) ont augmenté de façon significative pour constituer près de 9% de notre poubelle, soit 34 kilos / habitant / an.


Alors comment utiliser les couches jetables biodégradables?


Vous pouvez  composter les couches jetables biodégradables:  soit  dans un vermicomposteur, (ou lombricompost), où les couches seront dégradés en trois mois. Disposées dans les conditions idéales de compostage du jardin (chaleur interne, bien aeré), les couches se dégraderont en six mois environ. Toutefois il est préférable d’utiliser ce compost pour un jardinage ornemental et non  alimentaire car certaines couches biodégradables contiennent encore des composants toxiques (polyacrylate de sodium).

L’idéale est d’utiliser des couches biodégradables pour complémenter l’utilisation des lavables, et/ou l’hygiène naturelle pour enfants.  Dans ce cas, le biodégradabilité sera gérable.

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