Parentalité positive !

 

Poser les limites respectueusement en dix points

 

Cet article est tiré du blog de Catherine Dumonteil Kremer

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Poser les limites  respectueusement de 18 mois à 6 ans en dix points :

 

Voici quelques techniques de survie à l’usage des parents qui veulent sortir de la répression éducative. Ce sont des pistes possibles, à vous de les faire évoluer, d’en trouver de nouvelles en adéquation avec vos choix familiaux.

1

Informez-vous sur le développement de l’enfant et ses besoins à chaque étape de sa vie. Vos règles seront ainsi adaptées à ses compétences. Et surtout observez-le, il vous en dira plus sur ses capacités que le meilleur des livres sur l’éducation.

2

Je vous propose une nouvelle définition du mot bêtise : nom féminin désignant une action inadaptée qui est généralement la conséquence d’un manque d’attention, le fruit d’une blessure ;  Peut aussi correspondre à une simple maladresse due au manque d'expérience de l'enfant. Cela modifiera peut-être votre regard sur les comportements que vous jugez inadaptés.

3

Faites de la prévention : annoncez-lui de quoi sera faite sa journée par exemple. Un grand nombre de problèmes surviennent parce que l’on n’a pas pris la peine d’informer notre enfant et qu’il se retrouve dans une situation nouvelle pour lui, parfois inquiétante, son comportement en est perturbé et il fait alors ce que l’on appelle des « bêtises ».

4

Faites  une liste de vos règles non négociables. Voici la mienne pour mes filles lorsqu'elles avaient entre 2 et 6 ans : Ne pas blesser des enfants, des adultes, des animaux, ne pas dégrader le matériel, le notre et celui d'autrui. Cela vous permettra de définir ce qui est vraiment important pour votre famille.

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5

Posez des limites sans menaces, chantage affectif, culpabilisations,  punitions-récompenses, coups, requiert toute votre intelligence aimante, cela prend du temps et beaucoup d'énergie. Révisez vos attentes à la baisse si cela est possible. Avant d'exiger quoique ce soit de votre enfant posez-vous les questions suivantes : D'ou provient cette idée, est-ce une simple reproduction des règles que mes parents m'ont imposées ? Cela a-t-il du sens pour lui ? Essayez de penser chaque situation comme si elle était entièrement nouvelle. Je me rappelle d'une famille où les enfants avaient demandé à déplacer le portique de jardin dans le salon. La première réponse automatique des parents avait été : « non, ça ne se fait pas ! ». Par la suite ils ont réfléchi : leur salon  était immense, meublé avec du mobilier de récupération. Ils ont fini par se demander pourquoi ils refusaient cette demande, et ils ont accepté de déplacer le portique en hiver seulement.

6

Les actes que vous n'acceptez pas.

Il y aura toujours mille réponses créatives à mettre en place.

De plus chaque situation constitue un cas particulier.

Voici un exemple:

 

Votre enfant renverse systématiquement une bouteille de shampooing dans la baignoire:

Vous pourriez :

- Tout d'abord expliquer pourquoi vous n'êtes pas d'accord pour qu'il fasse cela, c'est un préalable indispensable, en même temps ne pas vous attendre à ce qu'il en tienne compte. Son besoin de vivre des expériences est très intense!

-   Ne plus ranger de bouteille sur le bord de la baignoire, c'est la solution la plus tranquillisante pour vous et pour lui.

-   Lui proposer un bain moussant avec bouteilles de shampooing vides à remplir et à vider, en faisant cela vous remplacez une activité par une autre.

-   Lui donner la possibilité d'utiliser le shampooing pour se laver lui même les cheveux ou laver les vôtres. Tout dépend de ce qu'il recherche dans le fait de vider une bouteille de shampooing : est-ce le contact avec le produit? La mousse ? Le simple fait de vider un flacon ? Cela semble compliqué, mais à partir du moment où vous vous poserez la question vous trouverez la réponse en un temps record. 

Ayez confiance en lui. En quelques semaines cette question sera résolue, surtout si vous n'en faites pas un combat que vous savez vous affirmer avec souplesse, et clarté.

 

Dans les situations d'urgence : il s'apprête à traverser une route sans être accompagné, il va mordre ou frapper le fils d'une amie, etc. Vous pouvez contenir physiquement votre enfant, veillez à ce que vos gestes ne soient pas violents, prenez-le dans vos bras, il est possible qu'il vive un chagrin, ou une colère du fait de l'impuissance qu'il éprouve. Ecoutez les émotions qui s'expriment.

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7

Les petites habitudes de vie, vos traditions familiales

Deux exemples : les conventions sociales

Votre enfant apprend par imitation, alors pratiquez assidument l'habitude que vous souhaitez qu'il adopte. Votre petit veut plus que tout avoir un rôle au sein de sa famille, et être considéré. Il mettra quelques années avant d'adopter les conventions sociales de votre groupe de référence, c'est une question de temps. Les bambins autour de deux ans ont une passion pour l'imitation qui ne dure qu'un temps, ils jouent avec nos comportements dans le but de s'y entrainer, et passent rapidement à d'autres expériences. Cependant vos traditions familiales, celles auxquelles vous tenez le plus finissent par s'enraciner en lui, et vous le verrez peu à peu adopter les codes sociaux auxquels vous tenez, quels qu'ils soient.

Concernant les conventions voici la question que je me suis posée. Nous sommes courtois avec les personnes de notre cercle d'amis, nos relations, les individus que nous ne connaissons pas. Mais au sein de la famille ? Comment parlons-nous à notre partenaire ?

Et à nos enfants ? Notre bambin va d'abord imiter les comportements qu'il observe dans la famille. Qu'en pensez-vous ?

L'hygiène corporelle

Parmi les nombreuses préoccupations des parents, l'hygiène corporelle occupe une grande place. Nous luttons quelquefois beaucoup en fin de journée, alors que nos sommes épuisés par unejournée de travail à l'extérieur ou auprès des enfants. C'est dans ces conditions que nous tentons d'obtenir que nos petits prennent un bain. Et il arrive que ces derniers veuillent se soustraire à ce que nous considérons comme une nécessité.

Que faire ?

-         Abandonner le bain tous les soirs : C'est une possibilité à prendre très au sérieux. Certains parents attendent une semaine, d'autres vont plus loin. Il m'est arrivé d'attendre 21 jours avant de donner un bain à une de mes filles pour qui se laver était devenu inutile et stressant de surcroit. Croyez-moi il arrive une période dans la vie des jeunes où la salle de bain est inaccessible, ils en ont fait leur lieu de résidence, et on regretterait presque ces moments-là !

-         Faire de l'heure du bain un moment de plaisir, et de détente, avec massage, bain moussant, petites bougies à éteindre et à allumer.

-         Et si c'était un moment de partage ? Prenez le bain avec votre enfant, jouez ensemble, demandez lui de vous faire un shampooing par exemple.

-         Changer l'horaire du bain, nos tensions de fin de journée sont souvent contagieuses.

-         Chauffer la salle de bain de manière à ce que votre petit n'ait pas de sensations d'inconfort, au moment du déshabillage, mais aussi en sortant du bain.

-         Jouer avec lui à la poupée qui prend son bain, et soyez à l'écoute de ce qui peut se passer. Le jeu peut dénouer bien des situations angoissantes pour les bambins[1].

8

Observez-vous. Lorsque vous avez une réaction exagérée à propos d'un sujet, cela signifie  que vous avez été blessé enfant dans les mêmes circonstances. Posez-vous les questions suivantes : Comment se déroulaient les repas chez moi ? (par exemple) Ai-je été forcée à manger ? Le travail sur votre propre histoire apaisera profondément votre relation avec votre enfant.

 9

N'hésitez pas à dire non de façon claire et honnête, avec délicatesse, sans gêner votre enfant ou l'embarrasser publiquement. Après un « non », une déception plus ou moins grande se manifestera. Votre enfant sera triste ou en colère, il aura besoin d'être écouté à ce moment-là. C'est le fait de lui refuser cette écoute qui le blessera, bien plus que le non en lui-même. Respectez les non de vos enfants, ils ont aussi besoin de poser des limites à leurs parents, de leur faire savoir qu'ils existent en tant qu'individu.

10

Et...Dites « oui » le plus souvent possible sans culpabiliser. Oui à ses demandes, oui à ses explorations, oui à son être vivant et enthousiaste. L'acceptation produit  confiance, sécurité, et une vision positive de la vie.

11

Partagez avec d'autres parents au sein de groupe de soutien. C'est un grand soulagement de voir que les autres rencontrent  les mêmes difficultés que nous et trouvent des solutions créatives qu'ils sont prêts à partager.

12

Avant tout essayez de comprendre ce qui se passe en lui. Un enfant a toujours une excellente raison pour agir comme il le fait (ce qui ne signifie pas que nous devrions le laisser faire quoiqu'il fasse), il ne sait pas qu'il enfreint les règles. Il essaie de trouver des solutions pour lui-même. Ce travail nécessite beaucoup de réflexion, fait appel à notre intelligence et ne peut être remplacé par aucune méthode. C'est un des aspects les plus stimulants de l'art d'être parent.

 

Catherine Dumonteil Kremer

 

 


 

Il n'y a pas de "bonne fessée" !


 

Pourquoi les fessées, les gifles et même des coups apparemment anodins comme les tapes sur les mains d'un bébé sont-elles dangereuses ?


 

  1. Elles lui enseignent la violence, par l'exemple qu'elles en donnent.

  2. Elles détruisent la certitude sans faille d'être aimé dont le bébé a besoin.

  3. Elles créent une angoisse : celle de l´attente de la prochaine rupture.

  4. Elles sont porteuses d'un mensonge : elles prétendent être éducatives alors qu'en réalité elles servent aux parents à se débarrasser de leur colère et que, s'ils frappent, c'est parce qu'ils ont été frappés enfants.

  5. Elles incitent à la colère et à un désir de vengeance qui restent refoulés et qui s'exprimeront plus tard.

  6. Elles programment l'enfant à accepter des arguments illogiques ( je te fais mal pour ton bien) et les impriment dans son corps.

  7. Elles détruisent la sensibilité et la compassion envers les autres et envers soi-même et limitent ainsi les capacités de connaissance.

Quelles leçons le bébé retient-il des fessées et d'autres coups?

  1. Que l'enfant ne mérite pas le respect.

  2. Que l'on peut apprendre le bien au moyen d'une punition (ce qui est faux, en réalité, les punitions n'apprennent l'enfant qu'à vouloir lui-même punir).

  3. Qu'il ne faut pas sentir la souffrance, qu'il faut l'ignorer, ce qui est dangereux pour le système immunitaire.

  4. Que la violence fait partie de l'amour (leçon qui incite à la perversion).

  5. Que la négation des émotions est salutaire (mais c'est le corps qui paie le prix pour cette erreur, souvent beaucoup plus tard).

  6. Qu'il ne faut pas se défendre avant l'âge adulte.

C'est le corps qui garde en mémoire toutes les traces nocives des supposées "bonnes fessées".


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© 2013 Alice Miller

 


 

Éradiquer la violence éducative en 10 étapes.


 

Voici donc les 10 étapes qui vous permettront,

selon nous (http://www.supersparents.com),

d’éradiquer la violence éducative

en pratiquant une éducation bienveillante, non violente et positive :


 

1- Supprimer tout châtiment corporel envers les enfants (tape sur la main, gifle, fessée, etc.).


 

2- Connaitre les étapes du développement de l’enfant.


 

3- Prendre conscience des mots, des attitudes et des comportements qui, sans que nous nous en apercevions, peuvent faire du mal aux enfants.


 

4- Apprendre à les écouter « vraiment », à accueillir avec bienveillance leurs sentiments et leurs émotions négatives.


 

5- Chercher, tester et trouver des alternatives aux cris, aux punitions, au chantage et aux menaces (notamment en apprenant à poser efficacement les règles et limites dont les enfants ont tant besoin).


 

6- Apprendre à résoudre les conflits « sans perdants ».


 

7- Cesser de leur « donner des rôles » et de leur « coller d’étiquettes » ; les aider à se défaire de celles qu’ils se sont collées eux-mêmes.


 

8- Apprendre à gérer de manière bienveillante les jalousies et rivalités dans la fratrie.


 

9- Tout faire pour développer leur autonomie.


 

10- Tout faire pour développer leur confiance et leur estime de soi.


 

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Comment se libère-t-on de la colère refoulée?


 

Dans l'enfance et l'adolescence :

  1. On se moque des plus faibles.

  2. On frappe ses copains et copines.

  3. On humilie les filles.

  4. On agresse les enseignants.

  5. On vit les émotions interdites devant la télé ou les jeux vidéo en s'identifiant aux héros violents. (Les enfants jamais battus s'intéressent moins aux films cruels et ne produiront pas de films atroces, une fois devenus adultes).


 

A l'âge adulte :

  1. On perpétue soi-même la fessée, apparemment comme un moyen éducatif efficace, sans se rendre compte qu'en vérité on se venge de sa propre souffrance sur la prochaine génération.

  2. On refuse (ou on n'est pas capable) de comprendre les relations entre la violence subie jadis et celle répétée activement aujourd'hui. On entretient ainsi l'ignorance de la société.

  3. On s'engage dans les activités qui exigent de la violence.

  4. On se laisse influencer facilement par les discours des politiciens qui désignent des boucs émissaires à la violence qu'on a emmagasinée et dont on peut se débarrasser enfin sans être puni: races " impures ", ethnies à " nettoyer ", minorités sociales méprises.

  5. Parce qu'on a obéi à la violence enfant, on est prêt à obéir à n'importe quel autorité qui rappelle l'autorité des parents, comme les Allemands ont obéi à Hitler, les Russes à Staline, les Serbes à Milosevic.


 

Inversement, on peut prendre conscience du refoulement, essayer de comprendre comment la violence se transmet de parents à l'enfant et cesser de frapper les enfants quel que soit leur âge. On peut le faire (beaucoup y ont réussi) aussitôt qu'on a compris que les seules vraies raisons de donner des coups "éducatifs" se cachent dans l'histoire refoulée des parents.

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© 2013 Alice Miller

 


 

Dix raisons de ne pas frapper vos enfants par JAN HUNT

 

 Frapper un enfant est souvent considéré comme une méthode normale d’éducation. Voici dix raisons de ne pas le faire.

Au cours des dernières années, de nombreux psychiatres, chercheurs en sociologie et parents ont demandé que l’on réfléchisse sérieusement à interdire les châtiments corporels aux enfants.

Selon le Docteur Peter Newell, coordinateur de l’association EPOCH[1] (End Punishment of Children, ou Mettez un terme aux punitions des enfants), la raison la plus importante pour cette interdiction est que « tous les êtres humains ont le droit à ce que l’on protège leur intégrité physique, et les enfants sont aussi des êtres humains »[2].


 

Frapper les enfants leur apprend à frapper. De nombreuses études sont désormais disponibles et étayent la théorie selon laquelle on trouve une corrélation directe entre les châtiments corporels dans l’enfance et un comportement agressif ou violent en tant qu’adolescent ou adulte.

Il n’est pas un seul dangereux criminel qui n’ait été régulièrement menacé et frappé en tant qu’enfant. La nature a prévu que les enfants apprennent attitudes et comportements par le biais de l’observation et de l’imitation des actions de leurs parents, pour le meilleur ou pour le pire. Il est donc de la responsabilité des parents d’être un exemple d’empathie et de sagesse.


 

- Dans bien des cas de ce que l’on appelle un «mauvais comportement », l’enfant ne fait que répondre de la seule manière qu’il connaisse, selon son âge et son expérience, pour signaler que ses besoins de base ne sont pas assouvis. Parmi ses besoins, on trouve : un sommeil et une nourriture appropriés, le traitement d’allergies parfois cachées, de l’air frais, de l’exercice et assez de liberté pour pouvoir explorer le monde autour de lui. Dans notre société toujours si pressée, peu d’enfants reçoivent assez de temps et d’attention de la part de leurs parents, qui sont souvent trop distraits par leurs propres problèmes pour traiter leurs enfants avec patience et empathie. Il est sûrement mauvais et injuste de punir un enfant parce qu’il répond d’unemanière naturelle à la sensation d’un besoin important qui est négligé. Pour cette raison, la punition n’est pas seulement inefficace à long terme, elle est également injuste.


 

- Le châtiment empêche l’enfant d’apprendre à résoudre un conflit d’une manière efficace et sensible. Comme l’éducateur John Holt l’a écrit : «Lorsque nous effrayons un enfant, nous l’empêchons tout net d’apprendre». Un enfant frappé est concentré sur son sentiment de colère et ses fantasmes de revanche. Il est ainsi privé de l’opportunité d’apprendre des méthodes plus efficaces pour résoudre le problème auquel il fait face. Ainsi, un enfant frappé apprend très peude la manière dont il doit, à l’avenir, réagir face à des situations similaires, ou comment éviter ces situations.


 

- Les châtiments interfèrent avec le lien noué entre le parent et l’enfant, car il n’est pas dans la nature humaine de se sentir plein d’amour envers quelqu’un qui nous fait du mal. Le véritable esprit de coopération, auquel chaque parent aspire, ne peut se développer qu’à travers un lien très fort, basé sur des sentiments mutuels d’amour et de respect. Le châtiment, même lorsqu’il semble fonctionner, ne peut produire qu’un comportement bon en apparence, car celui-ci est basé sur la peur, ce qui ne peut arriver que lorsque l’enfant est assez âgé pour résister. Par contre, la coopération basée sur le respect sera instaurée pour de bon, et sera à l’origine de nombreuses années d’un bonheur mutuel tandis que l’enfant et son parent vivront ensemble.


 

- De nombreux parents n’ont jamais appris, au cours de leur propre enfance, qu’il existe des manières positives de nouer une relation avec les enfants. Lorsque le châtiment ne permet pas d’obtenir les buts poursuivis, si le parent ne connaît pas de méthodes alternatives, il y a un risque d’escalade vers des châtiments de plus en plus fréquents et des actions dangereuses à l’encontre de l’enfant.


 

- La colère et la frustration, lorsqu’elles ne peuvent être exprimées sans risque par un enfant, restent en lui ; les adolescents en colère ne surgissent pas de nulle part. La colère qui s’est accumulée pendant des années peut causer un choc aux parents dont l’enfant se sent à présent assez fort pour exprimer sa rage. Le châtiment peut permettre d’obtenir un « bon comportement» les premières années, mais ce sera toujours au prix fort, payé par les parents et par la société tout entière, lorsque l’enfant atteindra l’adolescence, puis l’âge adulte.


 

- La fessée sur les fesses, zone érogène pour l’enfant, peut créer dans l’esprit de celui-ci une association entre la douleur et le plaisir sexuel, et lui créer des difficultés à l’âge adulte. Les petites annonces «recherche fessée» dans les magazines spécialisés attestent des tristes conséquences de cette confusion entre douleur et plaisir. Si un enfant reçoit peu d’attention de la part de ses parents, sauf lorsqu’il est frappé, il risque de confondre davantage encore les concepts de douleur et de plaisir. Cet enfant aura peu de confiance en lui et croira qu’il ne mérite pas mieux. Pour en savoir plus à ce sujet, vous pouvez lire "Les Dangers sexuels de la fessée".

Même une fessée relativement modérée peut être physiquement dangereuse. Les coups infligés sur l’extrémité inférieure de la colonne vertébrale envoient des ondes de choc le long de la colonne, et peuvent blesser l’enfant. La prépondérance des douleurs dans les reins chez les adultes de notre société pourrait bien trouver ses paralysés, les fessées ayant occasionné des dégâts nerveux ; certains sont même décédés après des coups modérés, suite à des complications médicales qui n’ont pas été diagnostiquées.


 


 

- Le châtiment corporel transmet le message à la fois dangereux et injuste que «la force fait loi », et qu’il est acceptable de frapper quelqu’un, tant qu’il est plus petit et plus faible que soi.

L’enfant conclut alors qu’il est possible de maltraiter les enfants plus jeunes ou plus petits.

Lorsqu’il deviendra adulte, il ressentira peu de compassion pour ceux qui auront eu moins de chance que lui, et craindra ceux qui seront plus puissants. Cela va donc entravr la création de relations significatives qui sont si essentielles à une vie bien remplie en termes d’émotions.


 

- Parce que les enfants apprennent à travers les modèles que représentent leurs parents, le châtiment corporel transmet le message que frapper est une manière appropriée d’exprimer ses sentiments et de résoudre des problèmes. Si un enfant n’a pas l’occasion d’observer ses parents résoudre des problèmes d’une manière créative et sensible, il peut lui être difficile d’apprendre à le faire lui-même. Pour cette raison, il reproduira souvent ce type de parentage incompétent sur la génération suivante. Une éducation douce, soutenue par une forte fondation d’amour et de respect, est la seule véritable manière d’obtenir un comportement recommandable, basé sur de puissantes valeurs personnelles, plutôt qu’un « bon» comportement superficiel, basé uniquement sur la peur.

JAN HUNT

Note : : Une version précédente de cet article a été publiée dans l’Annexe D du livre

Abattre le mur du silence, d’AliceMiller (Paris Aubier Montaigne, 1992)

Références en français:•Olivier Maurelhttp://monsite.wanadoo.fr/oliviermaurel/

• Ni claques ni fessées http://www.niclaquesnifessees.org/

• Observatoire de la violence éducative ordinaire http://www.oveo.org/

• Alice Miller www.alice-miller.com

• Ensemble contre la fessée http://www.wmaker.net/maisonenfant/index.php?ction=rubrique&id_rubrique=31110

Texte original

http://www.naturalchild.org/jan_hunt/tenreasons.html

Jan Hunt est consultante et reçoit des appels de parents de tous pays. Son site, The Natural Child Project, est une mine d’informations.

Texte traduit de l’anglais par Stéphanie Boudaille-Lorin, avec l’accord de l’auteur.[1] EPOCH Worldwide, 77 Holloway Road, London N78JZ UK [2] Communication personnelle.[3] End Violence Against the Next Generation (EVAN-G), 977 Keeler Avenue, Berkeley, CA 94708, USA.Source : http://parents.autrement.free.fr/article.php3?id_article=16


 


 


 


 


 


Éduquer sans violence ni colères, c’est possible !

 

Opposition, pleurs et cris de rage, comment traverser sans dommages pour l’enfant et les parents la période de 1 an à 5 ans? C’est à cette question que se propose de répondre « J’ai TOUT essayé !», un petit livre malin et bien illustré, en examinant par tranches d’âges les différentes situations de conflit et en proposant des pistes pour y remédier…


 

Déjà auteur de 11 livres, dont "L’intelligence du cœur", Isabelle Filliozat est psychologue-psychothérapeute et formatrice en relations humaines et communication. Elle anime des stages sur ce qu’elle appelle « la grammaire des émotions » et s’est attachée à l’analyse des rapports entre les parents et leurs enfants, les couples, les rapports de voisinage, au travail, nos relations avec les autres et avec nous même. Elle est pacifiste et prône la non violence. Le 16 mars dernier, elle sortait son dernier livre, au titre évocateur, « J’ai TOUT essayé ! »

Un véritable petit guide pour les parents qui détaille les émotions que ressentent nos touts petits de 1 à 5 ans. Elle nous invite à comprendre comment fonctionne le cerveau des enfants pour mieux comprendre leurs actes…

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L’interview de « Côté mômes » magazine :


 

Côté mômes : Pourquoi avoir écrit ce livre et pour qui ?


 

Isabelle Filliozat : J’ai écrit ce livre pour tous les parents d’enfants de 1 à 5 ans, mais aussi finalement pour tout le monde, parce que ca peut nous permettre à nous, devenus adultes, de mieux comprendre ce qui se passait pour nous quand nous avions entre 1 et 5 ans. Et vraiment ancrer à l’intérieur de nous, que ce n’était pas nous qui étions de mauvais enfants, mais que tout simplement nos parents ne pouvaient pas comprendre ce qui se passait à l’intérieur de nous.


 

CM : Des parents sont-ils venus vous demander de l’aide pour éduquer leurs enfants ?


 

IF : Oui, bien-sûr, c’est très fréquent, sur mon site internet ils ont la possibilité de me poser des questions, et ils ont beaucoup de questions sur comment faire avec leurs enfants, plus que sur tout autre sujet. Les parents sont très démunis, car la période de 1 à 5 ans est une période de conflit phénoménal. L’enfant nous résiste, ne fait pas ce qu’on lui demande, fait des crises. En tout cas c’est ce que nous croyons, c'est-à-dire du fait que nous ne comprenons pas bien ce qui se passe pour lui, nous refoulons cette attitude qui nous met en situation difficile, en situation de crise.


 

CM : N’est-ce pas contre nature de ne pas s’énerver dans des situations réelles ?


 

IF : Au contraire, le problème c’est notre culture, c’est nos parents qui s’énervaient contre nous, donc du coup on a l’automatisme, acquis dans notre propre histoire, nous mimons nos parents, c’est une raison pour lesquelles nous savons que les punitions sont inefficaces et dangereuses. Aucune étude sérieuse n’a montré l’efficacité des punitions. On a beau le savoir on n’arrive pas à changer, comment ça se fait ? Nous n’arrivons pas à maitriser ces automatismes, c’est tellement automatique qu’on se dit que c’est notre nature.


 

CM : Que conseillez-vous aux parents qui donnent des fessées à leurs enfants ?


 

IF : Dès que je sens à l’intérieur que ça bouillonne et que j’ai envie de donner une fessée, je vais vite aux toilettes pour décompresser, si je reste en face de l’enfant c’est très difficile. Donc tout de suite je pars et je respire et là je me pose la question, de quoi est-ce que je j’ai besoin pour me calmer et ensuite de quoi mon enfant a besoin ? Parce que très souvent, je donne une fessée non pas parce que l’enfant a fait quelque chose qui ne va pas, mais parce que moi je suis exaspérée. La fessée ne sert qu’aux parents et sert à se décharger.


 

CM : Que pensez-vous de la nouvelle campagne de publicité contre les violences éducatives ?


 

IF : Je la trouve superbe ! Elle ne culpabilise pas du tout le parent. Mais, elle montre très bien que le parent qui donne une gifle c’est parce que lui-même a été giflé. Ce n’est pas sa faute entre guillemets, mais il a des besoins, il a besoin que quelqu’un vienne l’aider. Et Ils ont réussit à intégrer toute cette dimension, je trouve ça fantastique.


 

"J’ai tout essayé" d’Isabelle Fillozat, illustré par Anouk Dubois,

est édité chez JC Lattès- 17,50€


 


 



 

"SANS FÉSSÉE , COMMENT FAIRE ?"


 

Voici un livret trés concret, cliquez sur le lien suivant:


 

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/19/43/08/sansfessee05.pdf 


 


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