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Les mains devraient protéger, pas frapper.

Publié le par Association Naitre et Grandir

Les mains devraient protéger, pas frapper.

« Supernanny », un sujet controversé

9 mai 2010

Transmission de la VEO dans la culture populaire

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Nous publions ci-dessous la traduction d’un article d’Alfie Kohn sur l’émission américaine Supernanny, concept qui a été repris dans de nombreux pays, dont la France. En tant que personnes engagées contre la violence éducative, nous notons que Supernanny ne préconise pas les châtiments corporels (bien qu'elle ne le précise que lorsque l'occasion se présente, sans qu'on sache donc ce qui se passe le reste du temps), qu'elle apporte à des parents en détresse des solutions à des problèmes concrets et urgents, et qu'elle conseille aux parents d'accorder à leurs enfants plus de temps, d'attention et d'affection.

A l'inverse, nous sommes nombreux à penser, comme Alfie Kohn, que les solutions apportées constituent une sorte de modèle d'éducation stéréotypé présenté aux spectateurs, certes sans châtiments corporels, mais avec d'autres formes de violence éducative évidentes (punitions) ou plus insidieuses (amour conditionnel, apprentissage de l'obéissance, fixation de règles arbitraires, non-prise en compte d'un certain nombre de besoins affectifs ou autres de l'enfant...). A chacun de se faire son opinion.

Nous serions intéressés par des témoignages de spectateurs de l'émission, mais surtout, nous aimerions avoir des nouvelles des personnes y ayant participé (parents, enfants), donc des témoignages sur la façon dont l'intervention de Supernanny a été ressentie (en particulier par les enfants), et sur les conséquences à moyen et long terme. Pour nous écrire sur ce sujet : contactez_nous@oveo.org. (On peut cependant lire quelques témoignages à la fin d'une page du site d'une association de victimes de la téléréalité reprenant, entre autres, un article de l'hebdomadaire Marianne paru le 18/2/2006...)

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Pour la liberté de choix

Publié le par Association Naitre et Grandir

Défense de la possibilité

d'accoucher à domicile

 

Cela fait des années que des groupes de parents et de praticiens luttent pour faire reconnaître un droit fondamental : celui de choisir son lieu d’accouchement. Ce droit, reconnu par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, est aujourd’hui remis en question en France.

 


accoucher chez soi

 

De moins en moins de sages-femmes AAD autour de la Lozère

 

Pour donner naissance à leur enfant, certains couples font le choix de leur domicile : une sage-femme libérale peut accompagner cet événement et par ses compétences professionnelles assurer bien-être et sécurité à la mère et au bébé. Maisen Lozère, rares sont les familles qui estiment avoir le  choix. Car ces praticiennes sont de moins en moins nombreuses : elles subissent des pressions et sont marginalisées, la plupart du temps en raison d'une méconnaissance de leurs pratiques et des possibilités d'accompagnement qu'elles proposent.

D'autre part, les sages-femmes libérales n'arrivent plus à s'assurer en responsabilité civile et professionnelle car les montants des primes demandées par les assurances pour l'accouchement à domicile avoisinent celui du revenu annuel de ces sages-femmes. Elles sont donc poussées à se mettre hors-la-loi et à pratiquer les accouchements sans être couvertes.

 

aadPad

 

 

Les conséquences

 

En France, cette pratique est marginale et souvent considérée comme un retour en arrière. Mais dans le monde, 90% des naissances ont lieu à domicile. Aux Pays-bas, un tiers des femmes accouchent à domicile. En France il n’existe pas de chiffres précis, mais les sages-femmes interrogées font état d’une hausse des demandes qu’elles ont du mal à assumer, faute de temps. Elles sont seulement une soixantaine répertoriées. Nous craignons que la raréfaction de ces praticiennes ne poussent des parents à faire un choix trop radical. Car, s’il est vrai que les femmes enceintes qui refusent toute médicalisation voient augmenter par 100 les risques de décès en couche, différentes étudesont montré que les accouchement à domicile accompagnés par des professionnels de santé ne font pas augmenter les risques encourus par la mère et l’enfant.

 

Défendons cette liberté afin de pouvoir continuer à choisir en toute conscience la façon de faire naître nos bébés.

Pétition : touche pas à ma sage-femme ! link

 

 

 

 

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Bisphénol A Recommandations aux femmes enceintes et aux parents de jeunes enfants

Publié le

BPA1

 

BPA2

 

BPA3

 

BPA4

Il y a aussi ce site : Le B.A.-BA du Bisphenol A

 

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A propos du Père Noël...

Publié le par Association Naitre et Grandir

A propos des mensonges des parents

 

"...c'est trop dur de remettre en question une "vérité" énoncée par les parents.

Je ne sais pas si je l'ai déjà raconté ici mais il y a quelques temps, mes
enfants et une copine de mon aînée allons ensemble voir Harry Potter.

En attendant le début du film, les deux grandes échangent à propos du mac do, Agathe affirmant à son ami que nous n'y allons plus jamais, depuis si
longtemps d'ailleurs qu'on se demande si on a connu ça un jour !

et la copine (15 ans) de répondre aussitôt :

"Et en plus, tu sais comment ils font leurs steacks hachés ?"

Nous attendions suspendues à ses lèvres ...

"Eh bien, ils prennent la vache, la vide de son sang, et ils mettent à la place
du sang de vers de terre..." Agathe en souriant a immédiatement répliqué

"tu ne penses pas qu'il t'a dit ça pour que tu ne manges plus de hamburger". Son amie était plutôt sceptique.

Ce que disent les parents c'est parole d'évangile, alors n'en profitons pas pour leur dire n'importe quoi, les enfants nous croient. ET c'est très dur de revenir en arrière, même intellectuellement, il restera un malaise à propos de ces mensonges dont on pourrait facilement déduire avec notre intelligence qu'ils ne sont pas la réalité.

Quand j'étais enfant on m'avait raconté que si j'avalais des pépins, un arbre
pousserait dans mon ventre, je vous assure que j'avais peur, vraiment, estce
bien respectueux d'utiliser le mensonge pour aboutir à un résultat pareil !
Je lisais l'oeuvre de Zola à 10 ans , mais je croyais quand même qu'un arbre
pousserait si j'avalais les noyaux, mes parents me l'avaient dit... Alors ... ET vous on vous en a raconté beaucoup des trucs de ce genre ? Pour moi, le père Noel c'est un peu la même chose. ET les contes aussi, en tout cas les contes d'andersen par exemple qui étaient à l'origine fait pour les adultes... Je crois que ces lectures aussi m'ont fait faire bien des cauchemars » !

Catherine Dumonteil Kremer

 

Croire ou pas au père noel, une opinion ?

 

"... pour moi le fait de croire ou pas au père noel n'a rien à voir avec une opinion, il n'existe pas... Si quelqu'un croit en son existence ici je comprendrais qu'il la transmette à son enfant, mais là c'est très différent, nous sommes un groupe d'adultes qui ne croyons pas plus au père noel depuis longtemps, nous savons qu'il est une fable, et nous faisons ou pas passer ce message à nos enfants.

Quand ma dernière fille Claire doutait de son existence parce que son institutrice lui disait que le père noel existait bien, j'insistais dans l'autre sens, parce que ce n'est pas une opinion que je donnais, c'était une vérité tangible. Quand je parle à mon enfant de la vie après la mort ou de l'absence de vie après la mort, pour moi je formule une opinion, une croyance. Mais sur le père noel ça n'en est plus une.

La société est entièrement organisée à cette période pour berner les enfants, et c'est une insulte à la confiance aveugle qu'ils vouent à leurs parents. Je vois ça dans leurs yeux émerveillés quand ils voient ce fameux père noel dans les magasins : est-ce normal de réveiller artificiellement un état pareil ?

Nos enfants peuvent être émerveillé par un champ de coquelicot, ou un papillon, par des éléments vrais de leur quotidien !

C'est peut-être un peu excessif ce que je raconte, mais en tout cas mes trois filles adorent noel et n'ont jamais entendu parler de père noel (si ce n'est au travers de sa légende), le simple fait d'être ensemble et de faire attention les uns aux autres, de chercher des cadeaux que chacun aime suffit à faire de cette fête quelque chose de sympa. Et puis il y a les décorations, les lumières... C'est un très joli rituel d'hiver."

Catherine Dumonteil Kremer

 

 

Croire ou pas au père noël, une opinion ?

Mentir aux enfants

 

"Je te rejoins bien là dessus Blandine, et je me rends compte que l'oppression  des enfants est invisible quand il s'agit de leur mentir. C'est une des choses qui me faisait beaucoup souffrir l'incohérence ou les mensonges de mes parents. En tant qu'enfant je crois que l'on s'attend à recevoir beaucoup de bon de la vie, de vraies relations avec des adultes qui n'ont pas peur de la vérité.
Je me rappelle avoir fait un stage de chant familial avec des animateurs qui travaillaient eux avec des tout petits. Ils avaient basé toute une semaine de leur vacances sur un conte, et le dernier jour, dans la forêt, ils avaient déposé des indices qui permettraient aux enfants de croire en l'existence des
personnages du conte.

Ils riaient beaucoup en parlant du fait que cela avait très bien marché, les enfants croyaient en ce qu'ils voyaient, en même temps de l'interrogation et de l'émerveillement qui plannaient dans leur regard, bien franchement si la fée de cendrillon pénétrait ma maison, maintenant c'est ce que j'éprouverai, de
la surprise, est-ce vrai ? Et de l'émerveillement, ça correspond à toute ma culture d'enfant walt disneyisée.

En écoutant les animateurs, au fond de moi il y avait quelque chose de très fort qui se manifestait, j'avais envie de leur dire à quel point les enfants ont besoin d'authenticité, à quel point ils ne sont pas "mignons" mais juste des humains qui se nourrissent de respect, pourquoi leur faire cela ?

Je sais bien que cela va à l'encontre de ce que la plupart d'entre vous ressentent et pensent, et je suis désolée car j'aimerais que vous vous sentiez à l'aise sur la liste. Cela fait des années que nous partageons avec certains d'entre vous et nous avons avancé dans notre réflexion, j'a parfois le sentiment qu'avec les thérapies, les partages, et les contacts quotidiens avec nos enfants, nos yeux s'ouvrent, et peut-être que nous allons trop loin ! "

Catherine Dumonteil Kremer

 

Noël et le Père Noël

 

J'ai vécu des noel où nous croulions sous les cadeaux mon frère et moi. Il n'est pas de désirs que nous ayons émis qui n'aient pas été satisfait à noel, nous étions hyperexcités, nous attendions cette fin d'année avec beaucoup d'impatience, et puis... Une fois le jour de noel passé, il ne restait pas grand chose de tout ce que nous avions vécu. Une grosse décharge d'adrénaline qui laisse un peu de vide derrière elle, bien sûr enfant je n'en avais pas conscience, mais je peux aujourd'hui comparer cela avec ce qui se passe au moment où on s'apprête à acheter un objet qui nous fait envie, il y a la période de désir, la période de satisfaction du désir, et le moment de vide derrière. Car finalement ce n'est pas ce qui est matériel qui nous comble, nous nourrit.

Cela nous le savons presque tous je crois, c'est presque une évidence.

Je suis devenue adulte, et j'ai eu une immense nostalgie de Noel, ça a commencé par le fait de vouloir reproduire chez moi ce que mes parents faisaient, même si je n'avais pas d'enfant mon arbre était grandiose.

Cette nostalgie me pesait dans le fond. J'ai eu mon premier enfant, je ne parle pas de père noel parce que chez nous c'est une question qui ne s'est jamais posée.

Pour moi c'est un peu une atteinte à la dignité d'une enfant quel que soit son âge de raconter qu'il existe. Je ME suis offert des tas de cadeaux pour son premier noel, il y en avait tant que j'ai eu un sentiment de culpabilité et j'en ai donné quelques uns à une association charitative.

J'utilise sciemment cette formulation, car offrir des cadeaux à un bébé c'est d'abord se faire plaisir à soi. Il ne demande rien et nous projetons sur lui nos désirs. Je ne veux pas jouer les troubles fêtes, mais c'est intéressant aussi d'être clair sur la question.

Qui offre à qui et pourquoi ?

Je crois avoir écrit des articles sur mon blog sur ce thème-là.
A deux ou trois ans un enfant a des désirs et demande des jouets, ou des jeux, et à ce moment-là on se pose des questions, que fait-on ?

Je passe du coq à l'âne mais enfant je trouvais le temps long avec tous ces adultes qui prennent leurs désirs pour des réalités, qui voudraient que l'on se satisfasse d'un monde factice. Enfant j'attendais une chose : être adulte.
C'est ce qui m'attirait le plus, prendre le contrôle de ma vie enfin !

Enfin cesser d'être sage pour convenir, être moi même, ne plus craindre les représailles éventuelles d'un comportement inadapté pour mes parents, ne plus aller à l'école, c'est long une vie d'enfant, et dans tout cela il y a noel qui nous distrait un peu, mais qui n'apportera jamais la magie que la réalité peut nous faire vivre (en ce moment il neige énormément chez nous, et c'est extraordinaire) le plaisir de prendre des décisions pour soi, on oublie quelquefois pour la vie ce que ce plaisir peut être, on prend l'habitude de ne plus décider, de se faire prendre en charge !

Aujourd'hui noel pour nous c'est une réunion familiale, et j'adore la vivre, j'aime revoir mes parents à cette occasion, on se fait des cadeaux et ce sont des marques d'attention délicates, et réfléchies. Je fais des cadeaux à mes enfants toute l'année, on joue ensemble, on parle, on danse, on rit, et du coup ce moment de fin d'année est loin de constituer la seule période où mes enfants reçoivent de l'attention.

Voilà en vrac ce que je voulais dire, et pour moi tout est occasion de travail sur soi, y compris ces fêtes de fin d'année. Quel est l'objectif ? Le sens ? le père Noel est une tradition, un mythe rien d'autre, tout comme le lapin de paques, la petite souris, on peut jouer avec ces traditions, mais dire qu'elles sont réelles aux enfants, j'ai l'impression que c'est une toute autre démarche.
Bonne soirée à tous"

Catherine Dumonteil Kremer

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Réduction des déchets

Publié le par Association Naitre et Grandir

 

Quelques chiffres


France


 * 1.6 tonnes de déchets par an par personne


* 96 millions de tonnes de déchets ménagés par an


* Un enfant : 3600 couches (sur 2, 5 ans)


* Production annuelle en France : 
2.7 Milliard de couches

soit 351 000 de tonnes de déchets coût de traitement de 21 millions d’euros.


* Les couches représentent 40 % des déchets ménagés d ’une famille ayant un enfant entre 0 et 2 ans


* A titre d’exemple, l’utilisation des couches lavables, de la naissance à l’apprentissage de la propreté permet de faire une belle réduction des déchets. Par rapport à un enfant qui porte des couches jetables, cela représente 900 kg de déchets en moins!


feuil1(science & avenir mars 2010.)


Un mot sur la composition des couches jetables

(parentsnature.be)


La plupart des marques proposant des couches “écologiques”, remplacent la couche extérieure imperméable par un film constitué d’amidon de maïs généralement garanti sans OGM,

Malheureusement, ces marques ne proposent pas encore d’alternatives au gel absorbant:   le polyacrylate de sodium (SAP) a été utilisé dans les tampons hygiéniques féminins puis retirés de ceux-ci car ils sont associés au Syndrome du Choc Toxique; ce gel donne l’apparence d’un bébé ayant toujours les fesses au sec, ce qui retarde le changement de couches et prolonge le temps de contact entre la peau et la dégradation de l’urine en amoniaque…et favorise les irritations.

dscn0538-1.jpg


Pourquoi la couche jetable biodégradable

ne peut être considérée actuellement comme écologique?


Le simple fait de mélanger une couche jetable bio aux autres déchets rend inutile sa biodégradabilité. Pour que cela soit efficace il faudrait que toutes ces couches soient systématiquement séparées des autres déchets pour rejoindre une filière de retraitement spécifique.

Depuis quelques années, des couches jetables biodégradables se vendent sur le marché français. Si leur taux de biodégradabilité varie selon les marques, une fois usagées elles intègrent la même filière de traitement des déchets que les couches jetables ordinaires (incinération ou enfouissement).
Pourquoi ? Parce que les collectivités proposant la collecte sélective des déchets organiques sont très peu nombreuses dans l’Hexagone.  Les couches jetables bios, même si elles étaient 100 % biodégradables, ne font aujourd’hui pas partie des déchets collectés séparément en vue d’un traitement par compostage ou methanisation. Le compostage individuel des couches, quant à lui, sera marginal compte tenu de la quantité quotidienne de déchets qu’elles représentent par foyer. Les textiles sanitaires (couches, lingettes, mouchoirs papier…) ont augmenté de façon significative pour constituer près de 9% de notre poubelle, soit 34 kilos / habitant / an.


Alors comment utiliser les couches jetables biodégradables?


Vous pouvez  composter les couches jetables biodégradables:  soit  dans un vermicomposteur, (ou lombricompost), où les couches seront dégradés en trois mois. Disposées dans les conditions idéales de compostage du jardin (chaleur interne, bien aeré), les couches se dégraderont en six mois environ. Toutefois il est préférable d’utiliser ce compost pour un jardinage ornemental et non  alimentaire car certaines couches biodégradables contiennent encore des composants toxiques (polyacrylate de sodium).

L’idéale est d’utiliser des couches biodégradables pour complémenter l’utilisation des lavables, et/ou l’hygiène naturelle pour enfants.  Dans ce cas, le biodégradabilité sera gérable.

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