Dossier & Exemples de projet de naissance

LE PROJET DE NAISSANCE

Dossier préparé par le thème Grossesse/Naissance
de Naître & Grandir – association Loi 1901
Mars 2011

 

 

Le projet de naissance est un document écrit que les futurs parents transmettent à la

maternité et dans lequel ils indiquent leurs souhaits pour l’accouchement, l’accueil du bébé, le séjour en maternité.

Les parents ont envie de vivre ce moment magique au plus près de leurs désirs et le plus sereinement possible : l’élaboration du projet leur permet de s’informer, de réfléchir à leurs souhaits, d’être acteur de la naissance de leur enfant.

 

1/ OBJECTIFS 

 

  • Développer la connaissance du déroulement de l ‘accouchement

 

  • Développer la connaissance de son corps

 

  • Réfléchir à l’accueil que l’on souhaite pour notre enfant

 

  • Aider les professionnels à mieux nous connaître 

 

  • Entamer le dialogue avec l’équipe de la maternité

 

  • Développer un sentiment de compétence parentale

 

  • Diminuer ses peurs et ses angoisses

 

  • Ouvrir la discussion avec son compagnon et faire le chemin à deux

 

2 / CONTENU

 

 Bien sûr, le projet de naissance est avant tout la transmission de ce que l’on souhaite ou ne souhaite pas avoir; mais plus qu’une liste d’actes, il semble intéressant de pouvoir faire partager à l’équipe soignante un peu de notre vécu et le pourquoi de nos souhaits.

La perception et donc la réponse à nos demandes ne sera pas la même en fonction de la façon dont on s’exprime.

Par exemple,

On peut écrire : « Je ne souhaite pas d ‘épisiotomie ».

Ou alors : « Ayant vécu une épisiotomie qui est restée longtemps douloureuse suite à mon précédent accouchement et après m’être informée sur le sujet, je préférerais prendre le risque d’une déchirure plutôt que d’avoir à nouveau recours à l’épisiotomie ».

 

 La première démarche lorsque l’on souhaite écrire un projet de naissance est de s’informer (professionnels de la santé, livres, rencontres avec d’autres parents...).

Dans tout ce que l’on pourra lire ou entendre, il y a bien sûr des choses avec lesquelles on ne sera pas d’accord, d’autres qui nous ouvriront les yeux.

C’est pour cela qu’il n’existe pas de projet de naissance type, et que chaque couple doit écrire le sien, avec ce qu’il soit souhaite, avec ce qu’il est...

 

 Les désirs exprimés sont propres à chacun

Souvent, les projets de naissance sont présentés comme le souhait d’un accouchement plus naturel, mais ça n’est pas forcément le cas!

 

 Il est souhaitable d’évoquer également sa position dans le cas ou l’accouchement ne se déroulerait pas de façon optimale (césarienne, séparation avec l’enfant…)

Toutefois, vous pouvez demander à ce que la physiologie naturelle de l’accouchement soit respectée et qu’il y ait le moins possible d’actes médicaux pratiqués tant qu’aucun problème d’ordre médical n’est diagnostiqué.

 

3 / LA FORMULATION 

 

La présentation sous forme de souhaits et non d’exigences est primordiale.

Il faut garder en tête que le projet est un outil de dialogue!

Les professionnels, formés et expérimentés, sont là pour soutenir le couple dans son projet. Mais ils ont également pour mission de protéger leur patient  au cas où surviendrait un problème d’ordre médical. Dès lors, les désirs formulés ne seront plus forcément compatibles avec une situation de risque, voire d’urgence.

 

4 / QUAND LE TRANSMETTRE ?

 

Le projet de naissance peut déjà être évoqué lors de l’entretien du 4ème mois et il est vraiment important de le transmettre avant le terme de la grossesse afin de le présenter et pouvoir en discuter avec l’équipe de la maternité.

Certains des souhaits évoqués peuvent être refusés catégoriquement :

  • soit pour des raisons pratiques (ex : vous demandez un monitoring ambulatoire mais l’établissement n’en est pas équipé)

 

- soit parce que l’équipe juge qu’il y a trop de risques pour la santé de la maman ou celle de l’enfant (ex : refus de tous monitorings ou touchers vaginaux)

Certains de ces souhaits, pourtant en opposition avec les protocoles de l’établissement, pourront être acceptés après discussion :

- Une bonne connaissance du déroulement de l’accouchement et des actes médicaux sont alors importants

Il est également possible de vaincre leurs réticences en exprimant de manière très personnelle son vécu, ses sentiments…

Une bonne confiance en soi rassure les interlocuteurs que l’on a en face de soi et leur permet d’adhérer plus facilement à nos souhaits.

 

  • Soit parce que vos souhaits ne sont pas en corrélation avec la pratique, le vécu, les peurs de la sage-femme qui vous recevra ce jour-là ; dans ce cas, le dialogue et l ‘échange permettent parfois de repartir sur un projet commun qui convienne à tous , mais où il faudra parfois faire des concessions.

 

Ne pas oublier que même si l’établissement a établi des protocoles et donc une ligne directrice pour l’ensemble du personnel, les sage-femmes sont libres de leurs actes.

Ce qui signifie que, chacune ayant une appréciation du risque qui lui est propre, c’est avec la sage-femme qui accompagnera le couple le jour J que va être finalisé le projet et notamment pour les actes qui renvoient à une notion « de risques » pour la mère ou l’enfant.

 

Et pourquoi pas le jour J, de la maison, joindre par téléphone la maternité afin de prévenir de sa prochaine arrivée. Cela permet :

  • d’informer la sage-femme qu’un projet de naissance a été fait

  • de lui demander si elle peut, ainsi que ses collègues en service, lire ou relire le projet afin de voir laquelle se sent le plus à l’aise avec celui-ci.

 

5 / REFLEXIONS 

 

Etablir un projet ne garantit évidemment pas d’avoir l’accouchement « de ses rêves » :

- d’une part parce que le déroulement d’un accouchement est un événement imprévisible par nature

- et d’autre part, parce que la sage-femme qui accompagnera les futurs parents ne sera peut-être pas d’accord sur certains points qui, selon son appréciation, peuvent constituer un risque médical.

 

Cependant, le fait d’avoir mis par écrit vos souhaits et de transmettre votre projet avant le jour J, permet :

- de s’approprier ce moment si important dans la vie d’une femme et d’un couple

- de se renseigner sur les différents actes, faire ses choix et de pouvoir compter sur une opinion « éclairée » lors des échanges avec les professionnels

(Qui dit s’informer veut dire aussi que l’on commence à prendre son accouchement en main et donc aussi que l’on enlève cette part d’inconnu qui stresse tant et qu’on diminue les peurs)

- aux professionnels de nous connaître : notre personnalité, notre vécu, notre état d’esprit…

- au papa de trouver plus facilement sa place auprès de sa compagne et avoir plus d’assurance face au personnel de la maternité( d’où l’importance de la part du père de s’approprier le projet de naissance dans le but de relayer la maman afin que celle-ci puisse rester dans sa bulle et ne pas avoir à revenir à des considérations pratiques)

 

 La rédaction du Projet amène à réfléchir aux conséquences possibles que nos souhaits vont engendrer

Le souhait d’un accouchement naturel nous fait parfois rejeter toute intervention médicale.

Même s’il est parfois très difficile de déterminer à partir de quand l’intervention médicale devient indispensable (et nous n’avons alors pas toujours la même opinion que l’équipe médicale qui nous entoure), il faut garder à l’esprit que l’accouchement, de nos jours, peut toujours représenter un risque vital pour la mère et pour l’enfant.

Il est important de garder à l’esprit que toute demande de non-intervention auprès de l’équipe médicale peut augmenter ce risque et qu’il vaut parfois mieux un accouchement mal vécu mais un bébé et une maman en bonne santé à l’arrivée.

 

Certaines personnes vivent mal le fait que leur accouchement ait été éloigné de leur projet de naissance et pour certaines, la faute en revient parfois à l’équipe médicale......Faire un projet de naissance, c’est émettre des souhaits mais aussi accepter que ceux-ci aient des limites dues à notre propre corps et non du simple fait de l’équipe soignante.

 

6 / RETOUR SUR LE VECU

 

Dans le cas où la naissance de son enfant ou le séjour dans l’établissement ne se soient pas déroulés selon ses attentes, il n’est pas toujours facile d’exprimer sa déception ou son mécontentement face aux professionnels.

Les parents, et tout particulièrement la maman, peuvent conserver longtemps des sentiments d’échec, de déception, de frustration ( sentiments qui peuvent affecter le moral, le lien avec son enfant, bloquer l’envie d’une autre grossesse…)

Il est parfois difficile, dans les jours qui suivent un accouchement, de rassembler ses idées afin d’échanger avec l’équipe soignante sur ce que l’on a vécu, ressenti...

Mais il y a par contre la possibilité de prendre rendez-vous, quelques semaines ou quelques mois après, avec une sage-femme de la maternité afin de revenir sur son vécu (celui des parents est le plus souvent différent du vécu des professionnels), exprimer ses sentiments, se faire expliquer ou re-expliquer le pourquoi de gestes pratiqués dont on n’avait pas saisi la nécessité sur le moment.

 

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1° exemple:

 

Mesdames les sages-femmes,

 

  

Je présente aujourd’hui mon projet de naissance afin d’échanger avec vous sur le déroulement de mon accouchement et l’arrivée au monde de mon bébé.

 

J’ai une grande estime pour votre profession, au contact intime de « l’humain », au démarrage de la vie et à l’aboutissement de notre grossesse.

 

Je respecte votre professionnalisme, mais souhaite vous dire à quel point les conditions de la naissance de mon enfant m’importent et combien je désire être entendu dans mes attentes.

 

Je souhaite profondément rester actrice de la situation : accoucher et non être accouchée, même si les intentions de chacune d’entre vous sont les meilleures.

 

Bien entendu, je me remets entre vos mains pour toute situation se compliquant sur un plan médical, mais communiquez avec moi le plus possible, expliquez-moi…

 

En vous remerciant de tout cœur : cet enfant est mon troisième et dernier à mettre au monde !

 

Pourrions –nous :

Pour Maman

 

  • Porter les vêtements de mon choix et dans lesquels je me sens bien.
  • Avoir la liberté de mouvement pendant le travail et l’expulsion.
  • Que le monitoring soit posé de façon intermittente ou en déambulatoire.
  • M’alimenter et boire selon mes besoins, sans recevoir d’eau glucosée.
  • Que la lumière de la salle d’accouchement soit la plus douce possible.
  • Que mon travail reste physiologique, sans être accéléré par :

-       Injection d’ocytocine (Syntocinon…),

-       Episiotomie préventive, sans urgence médicale avérée,

-       Rupture de la poche des eaux sans signe d’appel,

-       Etirement du vagin à la sortie du bébé.

  • Que la péridurale ne me soit pas systématiquement proposée : qu’une  présence bienveillante m’aide à ne plus douter de moi dans les moments les plus intenses.
  • Vivre mon accouchement avec le moins de touchers vaginaux possible. Et si possible avec la même personne à chaque fois.
  • Gérer ma respiration et mes poussées de manière non-dirigées.
  • Pouvoir écouter une musique de mon choix.
  •  

Pour bébé: 

 

  • Que le cordon ne soit clampé qu’une fois qu’il a cessé de battre
  • Qu’en dehors de toute pathologie, bébé ne soit pas séparé de maman, même dans une pièce attenante à la salle d’accouchement.
  • Que bébé ne subisse pas d’intubation et d’aspiration, gastrique ou nasale
  • Que le peau à peau soit privilégié.
  • Que bébé  ne soit pas pesé, mesuré, lavé et habillé dans les premières heures de sa vie …
  • Que la lumière ambiante reste douce et tamisée.

 

Merci

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2° exemple:

 

 

PROJET DE NAISSANCE

 

Pour l’équipe du service de maternité de …………….Date théorique de l'accouchement : ……………

 

  Au préalable de l'accouchement, nous vous remercions de bien vouloir prendre connaissance de ce projet, afin d'être informés de nos désirs. Nous avons bien conscience, qu’il est toujours plus agréable de pouvoir prendre le temps de se connaître et de discuter tout simplement autour de ces questions, mais à défaut de moments réguliers que nous aurions pu avoir pour échanger, nous avons posé quelques idées sur le papier, pour pouvoir en discuter avec vous.

Ces idées, besoins, ou attentes que nous avons ressenti le besoin de vous communiquer, ne remettent en aucun cas en cause la confiance que nous avons en l’équipe médicale. Il sera toujours intéressant d’en discuter avec vous, et de bénéficier de vos regards. Elles s’inscrivent simplement dans l’envie de vivre activement ce moment, et de le partager avec l’équipe soignante dans l’écoute et l’échange.

Même si, de par nos propres expériences, lectures et échanges avec d’autres mamans, nous avons construit quelques convictions, nous sommes hâtifs et curieux de bénéficier de l’expérience et des initiatives de femmes … sages.

Merci d’avance.

 

  • Globalement

La naissance de notre fille en ……….. dans un hôpital où tout à été médicalisé, nous a amené à réfléchir et nous documenter sur la naissance. La maternité de …………… s’est donc imposé comme choix pour se rapprocher d’une naissance naturelle.

Nous aimerions donc une naissance:- la moins médicalisée et la plus respectueuse possible des processus naturels

- la plus « douce » possible (ambiance générale, parler doucement, lumière douce même pendant le travail, climat le plus intime et le plus sécurisant possible).

- où les décisions médicales concernant la maman et le bébé soient prises en concertation avec les parents et le corps médical, que les étapes et l’avancée du travail nous soient expliquées pour que nous puissions participer, coopérer.

- où, dans la mesure où tout se déroule sans problème particulier, l’équipe médicale serait plus là pour accompagner, donner une sécurité affective que plaquer un protocole médical qui ne prend pas en compte le vécu de la maman.

  • Accueil lors de l'arrivée

- Je souhaite être accompagnée de mon compagnon pendant toute la durée de l'accouchement,

- Nous souhaitons pouvoir être installés dans une pièce agréable et calme,

- Je désire garder la possibilité de me restaurer, de me désaltérer,

- Je désire pouvoir me déplacer librement et adopter les positions qui me conviendront,

- Plutôt qu'un monitoring en continu, j’aimerais une auscultation intermittente

- Je ne souhaite pas être placée sous perfusion, mais, comme vous nous l’avez conseillé, nous envisageons la pose d’un cathéter.

  • Au premier stade du travail

(De la dilatation du col jusqu'à l'arrivée du désir de poussée et/ou de la dilatation complète).

- je désire pouvoir bouger, me déplacer, me restaurer, pendant toute la durée du travail. Laisser le temps… Salle …….. bien appropriée !

- Je voudrais pouvoir créer une ambiance dans laquelle je me sente bien, dans la salle de travail : lumière tamisée, atmosphère calme, diffusion d’huiles essentielles.

- j’aimerais un minimum de touchers vaginaux par un minimum de personnes (la même sage femme, du début à la fin, si aucun changement de garde n'intervient bien sûr.),

- je ne désire aucune perfusion (ocytocique, glucose…), si le travail avance (même doucement), car j’aimerais essayer d’autres moyens de stimuler le travail (mouvements, homéopathie, … laisser le temps) si il n’y a pas d’urgence médicale. Je ne souhaite aucune accélération de mon accouchement, de quelque façon que ce soit. J’aimerais que la poche des eaux ne soit pas percée artificiellement.

- je ne souhaite pas avoir recours à l'analgésie péridurale, imaginant plus le soutien empathique de la sage femme, ses conseils, son expérience pour soulager la douleur des contractions, sa présence, sa tendresse …, mais je m’en laisse la possibilité.Merci de m’avertir du moment où la pose de péridurale devient problématique.

Cependant, des bains, de l'homéopathie, du soutien, votre savoir en la matière….seront les bienvenu !

- Dans tous les cas, si j'y ai recours, je souhaite bénéficier d'une anesthésie péridurale déambulatoire,

- dans la mesure où ma grossesse et mon accouchement sont physiologiques, je préfèrerais une surveillance du rythme cardiaque de bébé par intermittence et qui ne m'immobilisera pas au monitoring en continu..

- j’aimerais pouvoir aller aux toilettes librement.

  • Au deuxième stade du travail

(Envie de pousser et/ou dilatation complète)

- La sonde urinaire ne me semble pas nécessaire (au premier stade j'aurai probablement été uriner, sinon tant pis),

- S’il n’y a pas d’urgence, j’aimerais que l’on laisse la poussée se faire le plus naturellement possible, suivant mon instinct et sans forcément blocage de la respiration. M’expliquer où en est le travail pour que je puisse coopérer, que l’on puisse aider le bébé ensemble.

- je désire accoucher dans la position de mon choix : debout, assise, accroupie etc...
Nous amènerons des linges et des serviettes pour le cas où je désirerais accoucher en position verticale.
Le papa peut être joint à ces positions.

- Suite à un vécu que j’ai ressenti comme très violent lors de la naissance de………, je ne désire pas que l’on presse sur mon ventre pour expulser le bébé.

- Pour cette même raison, je ne désire pas d'épisiotomie et ce même en cas de déchirure probable :

- Lors de la phase d'expulsion, s'il y a progrès et que le bébé et moi sommes en bonne santé, je ne souhaite pas qu'on intervienne (instruments ou injection d'ocytocine), même si la durée semble plus importante que la norme.

- Nous souhaitons, si c’est possible, une lumière tamisée.

  • Au troisième stade du travail

(Décollement et l'expulsion du placenta)

- J’aimerais que cette phase soit le plus naturelle possible sauf en cas d'hémorragie bien entendu.

- J’aimerais que le cordon ombilical ne soit clampé qu’après un moment ou peut-être quand il aura fini de battre .

- je souhaite attendre naturellement que les contractions de délivrances surviennent, accompagnée de mon nouveau né en peau à peau (nous apportons une couverture) et de mon compagnon, car j’ai le sentiment que la tétée, la chaleur, et le respect de ce moment de rencontre sont facteurs de production d’ocytocines.

S’il n’y a pas d’urgence, de saignement grave, j’aimerais qu’on me laisse essayer de bouger, d’utiliser l’homéopathie ou les huiles essentielles, la stimulation des seins…Attendre le temps qu’il faut pour que les contractions se manifestent… Avant d’utiliser l’ocytocine ou d’autres interventions que vous jugerez nécessaires.

- En cas de problème, si je devais subir une anesthésie, cela me rassurerait que le bébé soit en peau à peau avec son papa.

- nous aimerions observer le placenta. Nous n’avons pas pensé à le faire pour la naissance de notre fille …… et méconnaissons donc cet organe…pourtant précieux ces 9 mois passés !

  • L'accueil du nouveau né

Dans la mesure où notre bébé va bien :
- je désire le garder sur moi autant que je le souhaite,

- Sauf en cas de nécessité, nous aimerions qu’il ne soit pas aspiré (désobstruction des voies respiratoires).

- Nous aimerions avoir le temps, au calme, de la rencontre avec le Bébé, en peau à peau, bien au chaud sous la couverture pour qu’il puisse téter s’il le souhaite. Juste vivre ce moment important sans interférer pour des raisons de temps ou organisationnelles.. Si c’est possible.

- Selon le vécu de ce moment, Les soins du bébé (mesures diverses, bain, etc.) peuvent attendre, même le lendemain pour certains d’entre eux si besoin, pour ne pas heurter ses premiers moments.

  • La césarienne

Je souhaite avoir accès à des informations claires et aux véritables motivations d'une césarienne et que la décision soit prise en concertation avec la sage femme, mon mari et moi-même.

Si la césarienne est réellement nécessaire, j’aimerais:

- que mon compagnon soit présent,

- être consciente grâce à une anesthésie locale (exemple rachianesthésie),

- pouvoir attraper mon bébé si celui-ci va bien,

- Je ne veux pas que l'on soit séparés si son état de santé est bon

En cas de problème de santé chez le bébé après sa naissance

Je souhaite avoir accès à des informations claires en cas de maladie ou anomalie, et que chaque décision soit prise en concertation avec mon compagnon et moi-même.

J’aimerais que la proximité mère enfant soit maintenue au maximum, ou du moins que la présence du papa soit maintenue en permanence auprès du bébé

  • L'allaitement

-J’aimerais allaiter bébé à la demande,

- j’aimerais pouvoir tirer mon lait et lui donner en cas d'impossibilité de le nourrir directement ou qu'il lui soit administré par le papa ou le personnel soignant.

 

Merci d’avance.

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Mesdames les sages­-femmes,
 

Je me présente:

Je   suis   une   personne   très   pudique,   maladroite   en   communication   et  spontanée. Mon souhait le plus cher c'est l'accouchement à domicile tout à  fait physiologique, si il y a transfert dans votre maternité c'est une très  grande déception pour moi.

En   cas   d’extrême   urgence,   nous  demandons   à   rester   des   interlocuteurs.  
Que les décisions médicales concernant la maman et le bébé soient prises  en concertation avec nous, que les étapes et l’avancée du travail nous soient  expliquées pour que nous puissions participer, coopérer.
La césarienne est à mes yeux une intervention de sauvetage (et non une  façon de naître).
 

Le plus important pour moi  :
C'est   l'intimité  au   moment   de   cette   naissance,  aucune   séparation maman/­bébé (je souhaite allaiter mon enfant), pas de soins sur mon bébé  (même les plus ordinaires dont vous ayez l'habitude).


Une crainte particulière dû à mon histoire personnelle :
La peur que mon bébé tombe de mes bras lors des 2 heures d'observation après la naissance. Alors je voudrais avoir quelqu'un au prés de moi à ce  moment là, mon compagnon par exemple ?
 
Merci de nous accompagner aux mieux
pour la naissance de notre enfant .

 

 

Publié dans Grossesse et Naissance